12. Le Musée en détails.
 

 

 

Créé à l'initiative du Lieutenant-Général Pierre ROMAN, Lieutenant Commando en 1942, le Musée des Commandos a été inauguré le 04 juillet 1980 par Madame Pierre ROMAN en présence du Général-Major e.r. Baron Georges DANLOY, premier Commandant de la première Unité de Commandos belges, la "4th Troop" créée en juillet 42 en Grande-Bretagne au sein du "N° 10 Inter-Allied Commando".

 

Le Musée illustre uniquement l'histoire des Commandos belges de 1942 à nos jours. Tout ce qu'on y expose a été offert au Musée et doit avoir un lien direct ou indirect avec les Commandos belges.

 

Agencées chronologiquement et/ou thématiquement, les collections sont réparties dans dix-neuf locaux de dimensions variables, chaque local ayant reçu un numéro et une dénomination.

 

1. La salle d’honneur.

On y trouve les photos des Chefs de Corps, des Adjudants de Corps (RSM) et des Caporaux de Corps du 2e  Bataillon de Commandos, héritier direct de la "4th TROOP", les badges des différentes Unités Commandos existantes ou dissoutes, les noms des Commandos morts au combat ou en service commandé, un coin plus spécialement dédié au "Padre" L. CORBISIER, premier aumônier des Commandos .

A voir : - Le coin "Commandement",                                    - et celui du Padre CORBISIER.

                du 2 Bataillon de Commandos ;

           

 

2.  Les voyages.

Les Commandos belges ont voyagé et voyagent encore : pour répondre à l'ordre du Gouvernement Belge à Londres, les Fondateurs ont rejoint la Grande-Bretagne au départ de toutes les contrées du monde et nombres d’entre eux ont accompli un périple long et dangereux, de Belgique occupée jusqu'en Angleterre en passant par la France, l’Espagne et/ou le Portugal.

Les Unités ont accompli des missions de combat (aux côtés des Alliés de 43 à 45), et humanitaires, pour la Belgique, l'ONU ou l'OTAN principalement en Europe et en Afrique Centrale. De nombreux Commandos se sont engagés dans le Corps des Volontaires Belges pour la Corée.

A voir : Les différents lieux visités par les Commandos.

 

 

 

3.  La création (3 locaux 3A, 3B, 3C).

3A. En 1942, sur proposition des Anglais, le Gouvernement Belge à Londres accepte

       d’incorporer une Unité belge dans le "N° 10 Inter-Allied Commando". La " 4th Troop "

       est créée le 27 juillet 1942 sous le commandement du Capitaine de réserve Georges

       DANLOY  et s'installe à Abersoch au Pays de Galles, où faute de casernes disponibles,

       elle est hébergée, comme les autres "Troops" Commando, chez l'habitant.

       A voir :  - La liste des 1er Commandos à la formation.

 

 

3B. En septembre, elle passe à Achnacarry en Ecosse pour y subir un dur entraînement qui

       permettra à ses membres de conquérir le " Béret Vert ".

            A voir : Une reproduction du monument érigé à SPEAN BRIDGE (ECOSSE) est exposée.

 

3C. On trouve un " Goatley ", embarcation pliable utilisée par les Commandos pendant la

       guerre et par après jusqu’en 1957, en février 1957, lors d'une démonstration pour le

       Général NORSTAD (SACEUR), un bateau se retourne et 3 hommes sont noyés, bien

       que le bateau ne soit pas en cause, il est retiré de l'entraînement, le modèle exposé (le

       seul en Belgique) a pu être acquis grâce à une souscription à laquelle ont participé plus

       de 660 membres de la famille Commando.

        A voir : Le Goatley avec son équipage. 

 

 

4.  Les campagnes. 

Le 13 décembre 1943, en Italie, devant la " Ligne Gustav " (région de Monte Cassino), la " 4th Troop " est la première Unité de la Force Terrestre belge à reprendre le combat après la défaite de 1940.

A voir :    - les chargeurs de mitraillette qui ont sauvé la vie du Sgt ANNEZ DE

  TABOADA en lui servant de gilet pare-balles ;

 

- un modèle de tenue d’une confrérie religieuse de Montenero qui a

  permis à certains de se camoufler dans la neige ;

 

- le lit de camp et la chaise du Docteur VAN PEPERSTRAETE F.

  médecin de l’Unité.

 

Mars 44 la verra sur l’île de Vis en Yougoslavie aux côtés des partisans de TITO.

Rentrée en  juin en Angleterre, trop tard pour participer au débarquement, elle fera partie le 1er novembre 44, au départ d'Ostende, de la première vague d’assaut à la conquête de l’île de Walcheren, celle-ci sera conquise après 9 jours de durs combats

 

En avril 45, la "4th Troop" est en mission de sûreté dans le Nord de l’Allemagne et à la recherche des Belges ayant porté l’uniforme nazi, le Major BEM HELLEBAUT, chef de la "Légion Wallonie" sera arrêté par elle et renvoyé en Belgique sous la garde du Major DANLOY.

A voir :    - le curvimètre du Chef de la " Légion Wallonie ".

 

4 Commandos perdront la vie pendant ces campagnes :

Cpl MAIRESSE M. (It) – LT DETON A. (It) – LT MENY A. (Walch) – Cpl DIVE F. (Walch)

 

 

5.  L’après-guerre.

En septembre 1945, la "4th Troop" devenue en mai "Régiment Commando" rentre en Belgique et s’installe à Marche-les-Dames et à la Citadelle de Namur, plus tard aussi à Seilles.

1946 : Le Régiment Commando reçoit sont Etendard.

1947 : Le Centre d’entraînement Commando est officiellement créé ,

A voir :       - un kayak toilé ;                                    - un plus récent en polyester ;

  

- différents types de matériels utilisés au Centre d’Entraînement.

 

1950 : De nombreux Commandos seront volontaires pour la Corée, le Régiment Commando est chargé de la formation du Cadre et ensuite de l'entraînement des renforts pour le Corps des Volontaires Belges pour la Corée.

1951 : Voit la création du Régiment Para-Commando dont le premier Commandant en est le Lieutenant-Colonel Georges DANLOY.

 

- Deux  parachutes illustrent ce nouveau type d’entraînement des Commandos.

        

           

A voir :  - Une mitrailleuse fictive qui reproduit le bruit du tir et qui grace à un phare de vélo,

                  logé dans le canon, simulait les flammes du tir. (jusqu'au début des années 60, les

                  seules cartouches d'exercices étaient des "Bull Blank" à pointe de bois).

 

 

6.  Les opérations humanitaires.

En 1953, commence l’aventure africaine au Congo Belge, plus spécialement à Kamina, ensuite à Kitona et au Ruanda-Urundi.

L’accession à l’indépendance de notre colonie marquera le début d’une série

d’opérations humanitaires auxquelles participeront les Commandos :

- 1960, à de nombreux endroits au Congo,

  (3 Commandos seront tués dans des embuscades de la FP entre Bunia et

   Mongbwalu : Cdo DELAHAUT – Cdo HOSSELET – Cdo SOSNOWSKI,

   le Cdo RENARD sera assassiné par l’Armée Nationale Congolaise en janvier 61 à

   Kisenyi) ;

- 1964 à Stanleyville avec le 1er  Bataillon Parachutistes ;

- 1974 au Sahel ;

- 1978 au Shaba (Kolwezi) ;

- 1990 au Rwanda ;

- 1991 au Zaïre.

A voir :  -  Différents matériels ramenés lors de ces opérations sont exposés.

 

                -  Une cuisine roulante, capable de nourrir 300 personnes, a été introduite avec

                   difficulté.

 

 

 

7.  L'O.N.U.

En 1993, le 2 Bataillon Commando, la Batterie d’Artillerie Para-Commando, la Compagnie Antichar Para-Commando et la 14 Compagnie Génie Para-Commando participent aux opérations " UNOSOM I " et " UNOSOM II " en Somalie sous l’égide de l’O.N.U. et coiffent le béret bleu.

A voir : - Une série d’armements capturés pendant ces mission est exposée, notamment

                 cette mitrailleuse lourde 12,7mm (URSS Mod 1938 et  1938/46)

 

En mars 94, le 2 Bataillon Commando relève le 1Bataillon Para au Rwanda pour la mission " UNAMIR ", le 7 avril, 10 Commandos du Peloton Mortier sont sauvagement assassinés par des soldats de l’Armée Rwandaise :

Lt LOTIN Th. – 1Sgt LEROY Y. – Cpl BASSINNE B. – Cpl DEBATTY A. – Cpl DUPONT Ch. – Cpl LHOIR S – Cpl MEAUX B. – Cpl PLESCIA L. – Cpl RENWA Ch. – Cpl UYTTEBROECK M.

A voir : - un monument à leur mémoire a été érigé dans cette salle.

 

En 1999, le 2 Bataillon de Commandos, la Batterie d'Artillerie Para-Cdo, la 14 Compagnie de Génie Para-Cdo et la 210 Compagnie Logistique Para-Cdo participent à l'opération de l'OTAN en Albanie et au Kosovo "Allied Harbour".

A voir : - Un véhicule AS24 utilisé dans les Bataillons entre 1964 et 1998.

 

- En mars 2003, le Bataillon a ramené du Kosovo un canon antichar allemand de la

  guerre 40-45, un PAK 38, qui avait été récupéré par l'armée yougoslave.

  Il reste peu d'exemplaires de ce modèle.

 

 

 

 8.   Le développement.

Après la période d’Afrique, le Régiment Para-Commando se voit attribuer un rôle

plus important sur le théâtre européen. Le 2 Bataillon Commando est porté à trois compagnies de fusiliers. La Compagnie Antichar Para-Commando (béret vert) est créée en 1963 et la Batterie d’Artillerie Para-Commando (béret vert) en 1973.

 

En 1992, le Régiment Para-Commando, devenu Brigade, voit la création de la 14 Compagnie Génie Para-Commando, en 94 celle de la 210 Compagnie Logistique Para-Commando et de la 35 Batterie d’Artillerie Antiaérienne Para-Commando qui prennent elles aussi les traditions Commandos.

Suites aux restructurations successives de l'Armée, toutes les Unités d'appui ont été malheureusement dissoutes.

 

Les obusiers de 105mm (US), fabriqués en 1942, ont équipé la Batterie d’Artillerie Para-Commando de 1974 à 1998.

A voir : - un de ces obusiers est exposé dans cette salle.

        

 

9.   Le Fondateur.

Le Capitaine Georges DANLOY, devenu le Général-Major e.r. Baron Georges DANLOY, fondateur des Commandos belges, est malheureusement décédé le 19 octobre 1999, une place importante lui est consacrée.

A voir :  - Le "coin" du Général-Major Baron DANLOY (†);

 

            - A l'entrée de la caserne, un côté du monument aux morts lui est dédié;

                - La plaque commémorative du monument.

 

Au début des années 50, afin d'essayer de sauver la firme MINERVA, bien connue avant la guerre pour la construction de voitures, le Gouvernement belge passa commande, pour toute l'Armée, de jeeps, construites sous licence Land Rover.

- Les jeeps exposées, une Iltis "type" Cie ATk en Somalie et la Land-Rover radio du Commandant du 2 Bn Cdo.

 

De nombreux pays offrant des possibilités d'entraînement sont maintenant accessibles, notamment le Bénin depuis 2001.

             - Une pirogue rapportée par la 14 Cie Génie Para-Cdo du Bénin.

 

 

10. Mission "Avenir".

De janvier à juin 2004, le 2 Bataillon de Commandos est chargé d'une mission d'instruction d'une brigade congolaise à Kisangani (RDC). Accompagné d'instructeurs spécialistes de disciplines spécifiques dont des militaires d'autres nationalités (LU - FR - DE). Par rotations de 120 hommes tous les 2 mois, tout le Bataillon a ainsi l'occasion de renouer pour la 1ère fois avec l'Afrique Centrale depuis le massacre de 10 des siens à Kigali au Rwanda en avril 94.

A voir :  - Une maquette des pêcherie construites sur la rivière ;

 

          - Un mannequin en uniforme du Groupe Spécial Sécurité Présidentielle (GSSP).

 

 

11.  C119 / AFGHANISTAN / LIBAN.

Depuis novembre 2004, le bataillon participe régulièrement aux missions OTAN en Afghanistan et ONU au Liban.

Un coin du Musée retrace ces différentes missions.

 

 

Pendant près de vingt ans, jusqu'en 1972, l'avion C119 (flying boxcar) a équipé notre Force Aérienne (15ème Wing de Transport) et servi de ce fait pour les sauts en parachutes : un premier groupe de 116 Commandos fut breveté Para en juillet et août 1954.                

- Le moment de vérité, l'attente dans la porte pour le premier du stick, (stick leader) avec

   l'instructeur de saut (despatcher).

 

 

 

12. Boating.

Les Commandos se spécialisent dans les opérations amphibies et sont dotés entre autres de "bateau d'assaut" (assault boat MK III, voir salle 3C) (surnommés GOATLEY, du nom de l'ingénieur britannique qui les a conçus), ils utilisent déjà les bateaux gonflables 10 places. A partir de 1957, suite à un accident avec un Goatley, ceux-ci sont supprimés et seuls les bateaux gonflables (dinghies) sont utilisés.

A voir :  - Deux dinghies actuels (type Zodiac), un 5 places et un 8 places.

 

 

13. Poste de Commandement (PC) AMF(l).

La tente, de confection artisanale, a été réalisée au départ d'une tente plus grande (40/50) pour assurer plus de mobilité au PC. La tente pouvait s'accoler à l'arrière d'une jeep.

A voir :  - Reconstitution d'un poste de commandement avec ses radios;

 

           - Un éventail de différents postes radios dont le fameux ANGRC9 ;

               

          - Un groupe électrogène pour l'éclairage;

 

          - Des lampes Petromax pour suppléer le groupe si nécessaire ;

 

 

 

14. Poste de secours / Position de tir d'un Mortier 4"2 (4 pouces 2).

D'abord équipés de mortiers 3 pouces (voir salle 5), le peloton mortier s'est vu équipé dans les années 50 de mortiers 81mm (voir salle 5) et de mortier 4"2 dont vous voyez ici un exemplaire en position de tir.

Reconstitution d'un poste de secours en campagne, en dehors des soins mineures, le poste sert surtout de poste de triage avant l'envoi des blessés vers l'arrière.

A voir : - Un mortier 4"2 en position de tir;

       

 

             - Un poste de secours en campagne.

  

 

15. Walcheren.

Reconstitution d'un poste d'observation allemand à Walcheren (voir première photo à gauche en entrant dans la salle). La fresque entourant le bunker a été gracieusement exécutée par Madame Marie-Sophie JOIE, Directrice de l'Académie des Beaux-Arts de Vresse-sur-Semois et fille du 1er Caporal-Chef JOIE du CE Cdo.

La plupart des objets (rouillés) proviennent de fouilles exécutées par Monsieur Alexis LAYKOFF dans la zone de combat des Commandos de la "4th Troop" en novembre 44 à Walcheren.

A voir :  - Le coin Bunker "Walcheren";

                      

 

          - le coin "objets divers".

 

 

16. Illustrations.

Peintures ou collections exécutées par des Commandos.

A voir :  - Vue du couloir avec ses peintures.

 

 

17. Logement en campagne.

Tentes pour logement individuel en campagne, modèles 1956, 70 et 2000.

A voir :  - Une tente M56.

 

                - L'inauguration du Quai "Régiment Commando".

 

18. Chambrée.

Reconstitution d'une partie de chambrée à la citadelle de Namur, le poêle d'époque a été offert par la 4 CRI de Bourg-Léopold, sans doute le dernier en Belgique, il devait être éteint chaque soir à 22h (vidé totalement de ses cendrées encore chaudes) et ne pouvait être rallumé que le matin suivant à 6h. Les lits, armoires, table et banc sont d'époque, la lampe, d'époque aussi, provient d'une chambre de la Citadelle.

A voir :  - Le coin "chambrée".

 

                - Les cachots.

   

 

 

 

19. Bibliographie.

De tous temps, les exploits de nos Commandos ont suscité un intérêt profond de la presse et de l'édition en particulier. Présentés, un panel d'ouvrages les concernant.

A voir :  - Panneaux exposant ces livres.

 

 

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